Certaines personnes ne peuvent pas prendre la parole en public, ne
peuvent pas déclarer leur flamme, ne peuvent pas faire des
sorties…tout cela parce qu’elles sont timides :
gêne,
bégaiement, malaise, mains moites, joues rouges, jambes
tremblantes…ce sont les signes physiques et
psychologiques par lesquels se traduit
la timidité.
La timidité est un trait de caractère que
l’on peut soigner. On peut l’être
dès le plus jeune âge et puis elle se
développe par le vécu et surtout par
l’éducation. Elle se déclenche
lorsqu’on se trouve devant une nouvelle situation ou face
à des nouvelles personnes. La situation provoque un malaise
chez le timide. Dans le milieu professionnel, face à ses
collègues, il n’ose pas affirmer ses
idées, n’ose pas donner ses opinions,
n’ose
pas affronter le regard de l’autre, acquiesce
à tout ce que dit le responsable malgré
lui,…. Dans la vie sociale, il se met en retrait car il a du
mal à aller vers les autres, reste dans son coin pendant les
sorties ou les petites réunions…
Ces angoisses, ces anxiétés
qu’éprouve le timide vient du problème
de la
confiance en soi. Il n’a
pas d’assurance dans ses gestes et ses paroles et a peur du
jugement
des autres. Il n’a pas confiance en sa valeur car
il pense toujours faire moins bien que les autres. Ce
problème de
dévalorisation en soi
entraîne un grand
mal
être en soi, le retrait de la vie sociale et la
fuite devant les situations difficiles. Il évitera de
prendre des initiatives par
peur
d’assumer des responsabilités et aussi
par l’angoisse de tout rater. Et pour surmonter ce malaise,
le timide a toujours tendance à adopter la politique de
l’autruche. Il peut passer à
côté des grandes occasions que ce soit dans la vie
professionnelle ou privée. Cela peut nuire au
développement de ses compétences mais
également à ses relations sociales.
Comme la plupart des problèmes psychologiques, les causes de
la timidité peuvent remonter à
l’enfance, provenir de l’éducation des
parents. Une
surprotection
de l’enfant l’empêche de vivre librement,
de multiplier ses expériences et surtout de créer
en lui un sentiment de peur et
d’anxiété. Car tout agissement et
situation lui sont présentés comme dangereux.
Plus tard, à l’âge adulte, il
n’osera pas affronter des situations à risques de
peur de ne pas les maîtriser. Affronter les nouveaux
défis et les changements lui seront difficiles.
En vivant également avec des
parents pessimistes,
l’enfant finit par intégrer cette vision.
Il se contentera de ce que la vie lui présente au
lieu d’aller plus loin, de chercher une meilleure situation
ou un meilleur confort dans sa vie. Ces ambitions sont
limitées voir inexistantes.
Un
enfant survalorisé est
obligé de toujours faire face à l’image
que ses parents lui ont attribuée d’où
l’angoisse de ne pas être toujours
à la hauteur. Et lui même n’est pas
conscient de sa valeur et de ses potentialités personnelles
et réelles.
Les parents ont tendance à
projeter inconsciemment
leur frustration et leur échec chez leurs enfants.
Ils veulent que leur enfant réussisse là
où ils ont échoué (les manques dans
leur enfance à eux, les rêves
inassouvis,…) et si l’enfant
n’accomplit pas ce rêve, il
n’échappe pas aux reproches et à la
déception de la part des parents. D’où
les sentiments d’incapacité et de
dévalorisation qui envahissent l’enfant.
Refuser de voir les difficultés et les signes
d’inhibition chez l’enfant peut
entraîner une déstabilisation chez lui. Il ne se
sent pas accepté comme il est par ses parents et ces
derniers, pour la société ou pour
d’autres raisons refusent d’admettre que leurs
enfants peuvent également avoir des problèmes. Un
enfant rejeté est blessé dans son estime en soi,
dans sa valeur en lui même.
Surmonter sa timidité nécessite un grand effort
sur soi même. C’est un travail à faire
sur sa personnalité et avant tout il faut accepter son
état. Ensuite c’est à partir de
l’expérience que l’on apprend
à maîtriser les situations difficiles. Les
problèmes on les rencontre toujours dans la vie et
même si un jour on est face à un échec,
il faut se dire que cela forge la personnalité.