Première question à se poser : «
Pourquoi
est-ce que j'ai si tellement peur ? Est-ce la peur du regard qu'autrui
va poser sur moi ? Est-ce l'idée de ce que les autres vont
penser de moi ? De mon physique ? De ma manière de
m'habiller ? Peur de passer pour un(e) idiot(e) » ?
Cette première phase de réflexion est essentielle
car cela vous permettra de mieux cerner cette mauvaise image que vous
avez de vous.
La seconde étape consistera à repenser
à tête reposée votre vécu
familial. Comment étaient vos parents avec vous ? Quelle
image garde(re)z-vous d'eux ? Aviez vous un père (ou une
mère) sévère ? Pensez-vous que vos
parents étaient eux même des gens «
surs
d'eux » ? Ou bien, réflexion faite, avec
le recul et en allant au fond des choses, n'avez vous pas le sentiment
qu'ils n'étaient pas si sûrs d'eux que
ça ? Et en y repensant, est-ce qu'ils vous valorisaient ?
Existait-il entre eux et vous une communication qui ne se limitait pas
par exemple aux questions d'ordre scolaire ?
Autant de questions et les réponses que vous y apporterez
vous permettront d’avoir une début de
compréhension de l'état d'esprit dans lequel vous
vous retrouvez aujourd'hui. Approfondir et comprendre les relations
familiales est une étape essentielle dans la recherche du
mieux-être auquel vous aspirez aujourd'hui.
Hors du carcan familial, vous voilà maintenant
confronté au monde extérieur. Et à son
regard. Au regard du «
social
», de vos amis, de vos collègues... au regard des
autres. A l'école, déjà, vous aviez du
mal à vous faire de nouveaux amis. Ce que l'on
considérait alors comme une certaine forme de
timidité et qui, dans la plupart des cas, se traduit par une
peur d'aller à la rencontre de l'autre. Vous avez le
sentiment de vous trouver moche, pas «
dans le coup
», pas intégré dans le groupe. Et vous
angoissez.
Mais avez vous pensé un seul instant que ces autres
personnes qui vous regardent, qui vous «
jugent
», ces autres «
qui sont sûrs
d'eux », que ces autres sont peut-être
tout aussi angoissées que vous, qu'ils ne sont pas aussi
sûrs d'eux que vous ne l'êtes de vous
même? Avez-vous pensé un seul instant qu'eux aussi
avaient peut-être besoin de votre regard, de votre
«
approbation », de votre avis
? Du coup, cela change tout du tout au tout n'est-ce pas ? Votre peur,
votre malaise et vos angoisses n'ont plus lieu d'être.
Soutenez le regard des autres et agissez comme si c'était
eux qui ont besoin de vous : mettez de côté vos
appréhensions, foncez, allez à la rencontre de
l'autre et vous verrez, avec le temps vous rigolerez vous
même de vos prétendues appréhensions.
Voir aussi l’article
Je
ne me sens pas bien dans ma peau