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La dépression : 1ère partie – Définition, symptômes

Dossier posté le 14/09/2007 23:33 par ardine


La dépression : un cyclone ?

Une dépression, comme son nom l’indique, est un affaissement, un effondrement. Lorsque la zone de mercure baisse dans le baromètre, c’est qu’une zone cyclonale, une « dépression » approche. De même, il arrive que, précédé par un vent violent, un cyclone passe sur nos vies. L’observateur extérieur peut difficilement le comprendre. Notre (bonne) « humeur », notre dynamisme, notre tonus physique et mental nous lâchent. Nous nous retrouvons abattus, tristes, douloureux, dans l’incapacité de faire quoi que ce soit, comme chargés de lourdes chaînes. Ce n’est pas une maladie « nerveuse » au sens strict du terme, comme l’epilepsie par exemple : c’est pourquoi il vaut mieux éviter le terme de dépression nerveuse. C’est plutôt un état psychique, que nous allons essayer de mieux cerner dans un premier temps afin de voir comment le contrôler, le prévenir, le combattre.

Tout être humain a ses hauts et ses bas. Et c’est normal. On ne peut pas demander à une personne qui vient de perdre son travail, de rencontrer un échec, à plus forte raison qui est frappée par un deuil, d’être rayonnante de bonheur et d’optimisme. Un état dépressif doit donc être différencié d’une période de peine, de tristesse dûment motivée par un évènement extérieur. On peut commencer à parler de dépression lorsque :
- elle est vraiment intense
- elle dure plus longtemps que ne le voudrait un chagrin, même non banal.

SYMPTÔMES

La dépression est constituée par un ensemble de symptômes : tristesse ; sentiment d’inutilité, de non-sens, de vide, d’échec, d’impasse, d’impuissance ; baisse de niveau d’activité avec accroissement des efforts pour accomplir ou se mettre à une tâche normale ; difficulté de relation avec les autres, irritabilité, sentiment de culpabilité (objectivement anormal), d’indignité, impression d’être rejeté, mal aimé ou accablé ; troubles physiques enfin : fatigue, perte d’appétit, de poids, de sommeil, diminution des intérêts sexuels, douleurs diverses, de tête, d’estomac, d’intestin. Il va sans dire que la description précédente n’est pas complète, d’une part (il faudrait parler des pleurs, des angoisses, de perte de motivation, de la dépréciation de la vie, des tendances suicidaires, etc.), mais aussi, d’autre part, qu’il n’est pas nécessaire de manifester tous ces symptômes pour être un vrai dépressif. Le fait marquant est certainement l’altération de l’humeur (en grec phoros). L’individu en bonne santé doit être légèrement euphorique. Le signe le plus constant (mais quelquefois il est « masqué ») de la dépression est son contraire : l’état dysphorique.

DIVERS TYPES DE DEPRESSIONS

La dépression, c’est le « rhumatisme » de la psychiatrie. Cela veut dire que cette affection est extrêmement répandue et variable mais aussi qu’elle peut être tantôt l’état de base du sujet, tantôt un des aspects secondaires accompagnant n’importe quelle autre maladie mentale.

Pour s’y retrouver un peu mieux, classons les divers types de dépressions.

La première catégorie comprend les dépressions dites endogènes, donc d’origine interne, ou psychotiques. Endogènes parce qu’elles ne paraissent pas être liées à des facteurs extérieurs qui les déclencheraient. Psychotiques parce-qu’elles s’accompagnent d’idées délirantes qui traduisent la perte du contact avec le réel. Le mélancolique présente un tableau caractéristique : ralentissement des activités, douleur morale intense avec auto-accusation, nombreux symptômes physiques (insomnie, migraine, constipation, manque d’appétit) et surtout conduites suicidaires. Celles-ci, loin d’être un bluff, sont une très grande menace pour le malade et pour son entourage, spécialement lorsque, le traitement anti-dépresseur ayant levé l’inhibition, un passage à l’acte est à redouter. Elle nécessite l’hospitalisation. Ce n’est en aucun cas le genre de « déprime » dont nous traiterons ici.

Viennent ensuite les dépressions dites névrotiques parce qu’elles se greffent sur une personnalité fragile, anxieuse, présentant des phobies, des conduites obsessionnelles ou des manifestations spectaculaires, avec un début plus lent, plus insidieux.

La troisième grande catégorie concerne les dépressions symptomatiques. Symptomatiques parce que cet état ne constitue pas le fond de la maladie mais plutôt un accident secondaire de parcours. Ce type de dépression peut accompagner des affections très variées : maladies mentales ou neurologiques, abus de médicaments, de drogues (y compris alcool et café), infections microbiennes ou virales.

Enfin il y a toute la cohorte des dépressions/réactions – en un sens normales mais devenues pathologiques par suite de leur intensité ou de leur durée – à tous les ennuis. Elles peuvent naître à l’occasion d’un grand effort physique ou intellectuel : examen, accouchement, stress de toutes sortes, gros efforts professionnels, etc. Elles sont également liées à la perte d’un objet d’amour : être cher bien sûr, mais aussi activité, projet, construction plus ou moins idéale ou illusoire. C’est pour le sujet un véritable deuil.

Il nous semble que cette dernière catégorie correspond à ce que, dans le grand public, on appelle la « déprime », cette zone de crépuscule psychologique où l’on n’est pas franchement malade mais où l’on n’est plus en bonne santé : la carcasse ne veut plus suivre et grince, le moral est au point mort.

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#1 ibtissam a écrit le 28/09/2007 à 19:41
slt à tout j'arrive pas à manger tout le temps j'en ai pas l'envis de manger je ne dort pas lanuit j'ai des douleurs à ma téte tout temps absence de motivation
#2 ibtissam a écrit le 28/09/2007 à 19:43
qu'elle est ma maladie ? mon téléphone c'est 022/73/25/17
#3 christo a écrit le 31/07/2008 à 01:11
bonjour, je suis un garçon de 23 ans qui n arrive pas a être heureux, et a comprendre le bonheur, et pour vous dire ce que j attends c est la fin de ma vie, mais sans vouloir passer a l acte... est ce normal?
#4 think a écrit le 16/10/2008 à 14:27
cool christo,

tu c meme pas ce qu'il y a après la mort;

si t'arrives pas à déjouer ce qui est visible, ne te vante pas jouer l'invisible,

ben, à toi de voir, mais je trouve ça débile,
#5 Saizen66 a écrit le 28/09/2009 à 02:16
Que cherche un déprimé ? Quelqu'un à qui parler ,quelqu'un qui prendra le temps d'étre réellement à son écoute , qq qui ne le jugera pas et ne cherchera pas à lui donner un avis , un conseil , une leçon de moral ... Qq qui sera prét à lui consacrer toute son attention , qq en qui avoir confiance , qq qui le réspectera et qui n'éssayera pas de prendre les choses en main , qq qui saura garder un secret , qq qui se sentira concerné , qq qui sera disponible , qq qui le mettra en confiance et qui parlera calmement et sagement , qq qui saura le rassurer , croire en son histoire et accépter son point de vue , qq qui saura lui dire en ressentant la chose : " Je me sens concerné ! "
#6 brise a écrit le 07/11/2009 à 14:46
j'aime quelqu'un qui refuse toute relation avec moi et ça me rend très triste,non confiante en moi, humiliée avec toute tentative d'approche à cette personne, je souffre énormément de ça sachant que cette personne m'aime à son tour autant que je l'aime ,que doit je faire?
#7 AlcnLUYHxNdJKw a écrit le 24/12/2009 à 03:44

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