L’aphte est une petite
ulcération superficielle qui siège de
préférence sur la muqueuse buccale ou
pharyngée, parfois sur la langue (bords et face
inférieure), les gencives, la face interne des joues,
quelquefois encore sur la muqueuse génitale. Cette
vésicule creusée d’un minuscule
cratère jaunâtre ou violacée est
entourée d’un anneau rouge de la muqueuse
enflammée.
Ces ulcérations, dont le nombre est variable, sont
très douloureuses, provoquant brûlures et
picotements. Lorsqu’elles sont dans la bouche, comme
c’est fréquemment le cas, elle gêne la
prise d’aliments et même la mastication. Si leur
présence est répétitive, si elles ne
guérissent pas dans un délai de 7 à 10
jours, la consultation médicale s’impose.
CAUSES
Elles sont mal connues. On rattache habituellement l’aphte
à un agent infectieux : bactéries et, plus
encore, virus.
Causes infectieuses :
- - Virales : l’aphte
peut se développer à la suite d’une
diminution des facteurs de résistance locaux (modification
du degré d’alcalinité de la salive).
- - Streptococciques : il
passerait au stade pathogène à
l’occasion par exemple d’un traitement antibiotique
(la lésion de l’aphte serait une
réaction d’hypersensibilité
retardée).
Causes alimentaires :
Carence en vitamines, allergie à certains aliments,
consommation d’aliments tels que noix, noisettes, amandes,
tomates, gruyère, chocolat, noix et pommes prises ensemble,
intoxication alimentaire, troubles digestifs divers, vraisemblablement
une manifestation de désintoxication d’un
organisme surchargé.
Causes psychiques :
Nervosité,
anxiété,
dépression,
stress.
Causes traumatiques :
Morsures, brûlures, traumatismes de la muqueuse buccale au
cours de soins dentaires.
Nous n’aborderons ici que le traitement de la
poussée isolée d’aphtes buccaux.
TRAITEMENTS INTERNES
Quelle que soit l’origine supposée, il sera bon
d’envisager un traitement de fond :
-
argile :
chaque matin à jeun, prendre pendant trois ou quatre
semaines 1 cuillerée à café
d’argile fine, verte ou blanche, qui aura
été mise à tremper la veille dans un
½ verre d’eau ; remuer et boire le tout
(lorsqu’on est amené à prendre de
l’argile par voie orale, quelques règles de
prudence s’imposent si l’on a tendance à
la constipation. Dans ce cas, il est conseillé, le matin, de
ne boire que l’eau, sans remuer, et de jeter le fond).
-
citron :
le jus de ce fruit sera pris de préférence dans
de l’eau tiède (de 1 à 4 par jour selon
la tolérance te l’âge). C’est
un excellent remède pour les foies engorgés.
-
tisane :
Le soir au coucher, boire 1 tasse de la préparation choisie
suivant les besoins (à visée hépatique
ou calmante du système nerveux).
Dans la journée, boire 3 tasses de la décoction
suivante :
15 g de feuilles et fleurs de mauve
15 g de feuilles et fleurs d’ortie blanche
préparer une décoction de ce mélange
dans 1l d’eau froide. Amener à
ébullition et laisser bouillir pendant cinq minutes, puis
passer.
-
homéopathie
:
on peut choisir parmi les médicaments suivants : aphtes
douloureux au contact des aliments :
Borax ; avec
douleurs piquantes :
Nitricum acidum ; avec
salivation ou
mauvaise
haleine :
Mercurius solubilis ; avec
exsudation d’un liquide jaunâtre :
Sulfuricum
acidum ; avec brûlures :
Arseniculm
album. La posologie habituelle est de 2 prises quotidiennes
de 3 granules de 5 CH loin des repas jusqu’à
guérison.
-
levure :
1 à 4 gélules par jour de levure
lyophillisée ( en pharmacie) ; cet antagoniste microbien
favorise l’équilibre de la flore intestinale et
constitue un apport de vitamines du groupe B.
-
les écarts
alimentaires, la suralimentation, les plats
épicés, les condiments, les boissons acides ou
gazeuses et les aliments suspects cités plus haut seront
à éviter.
TRAITEMENTS EXTERNES
- Une hygiène bucco-dentaire
rigoureuse est indispensable. Le brossage soigneux des dents
après chaque repas sera effectué avec un
dentifrice non irritant. Il existe des pâtes douces et
antiseptiques, à l’argile (magasins de produits de
régime), au calendula, à la badiane, au citron
(pharmacies).
- Quelques plantes à sucer et
à mâcher : feuilles de sauge ou de basilic
fraîches ou sèches, côtes de rhubarbe,
feuilles de cresson cru, baies de myrtilles (le jus est à
conserver un moment dans la bouche avant d’être
avalé), prunelles vertes (mâcher et garder dans la
bouche aussi longtemps que possible tout contre l’aphte).
- Quelques bains de bouche (et
gargarisant s’il y a des aphtes dans la gorge) à
faire au moins trois fois par jour :
Bec de grue : en jeter une poignée dans
la valeur d’un bol d’eau froide, porter
à ébullition, la maintenir pendant cinq minutes,
passer.
Citron : ajouter au jus de citron ½
verre d’eau et 1 cuillérée à
café de miel.
Géranium : 4 à 6 gouttes
d’essence diluées dans 1 verre d’eau
tiède.
Sauge : faire bouillir pendant dix minutes une
poignée de feuilles et de fleurs pour 1 litre
d’eau.
Roses rouges de Provins (contiennent des substances
antibiotiques, ce qui explique cette pratique traditionnelle ; en
pharmacie, herboristes) : mettre 1 poignée de
pétales de roses dans ½ litre d’eau
bouillante, infuser dix à quinze minutes, passer en
exprimant bien à fond le liquide ainsi obtenu, ajouter 100 g
de miel et le jus d’1 citron.
Plantago T.M. et calendula T.M. : ces deux produits
homéopathiques s’emploient à raison de
10 gouttes pour 1 verre d’eau bouillie et refroidie.
Eau tiède bicarbonatée ou
boratée
Peu coûteux, simples, non nocifs mais efficaces, ces moyens
vous permettront de vaincre les affres des aphtes.