Si tous les frileux relevaient d’un traitement
médical, on verrait s’allonger les files
d’attente dans les cabinets médiaux. Il ne
s’agit pas d’une maladie, pourtant elle
reflète un état général
déficient et parfois une affection précise
nécessitant un bilan médical, comme par exemple
l’insuffisance thyroïdienne et
l’insuffisance surrénale.
Causes
L’insuffisance thyroïdienne.
Dans son expression majeure, elle se traduit par un
myxœdème (infiltration de tous les
téguments, accompagné d’un
ralentissement général de tous les
métabolismes, voire du psychisme, avec fatigue et
frilosité). Dans ses formes frustes, la frilosité
peut apparaître au patient comme le symptôme
dominant.
L’insuffisance surrénale chronique ou
maladie D’addison.
Elle se caractérise par une coloration
particulière de la peau, souvent des troubles digestifs,
toujours en une baisse de la tension artérielle, et une
fatigue
profonde accompagnée de frilosité.
La fatigue.
Fort heureusement, la plupart du temps la frilosité ne cache
pas une maladie grave, mais s’accompagne de fatigue. Chacun
aura remarqué que la plupart des personnes en bonne
santé ne sont pas frileuses. Inversement, les patients qui
consultent pour fatigue ou mauvais état
général sont frileux. Ils besoin tous les jours
de leur douche chaude et vivent recroquevillées et au
ralenti jusqu’à ce qu’ils rencontrent
une bonne source de chaleur ; ils se détendent alors,
s’épanouissent et récupèrent
toutes leurs facultés.
Comment lutter contre la frilosité
Le premier objectif de la lutte contre la frilosité est
d’améliorer la circulation du sang dans la peau :
faire cesser les spasmes artériolaires et
réapprendre aux vaisseaux leur fonction de vaso-consrtiction
et vaso-dilatation dans le but d’assurer la constance de la
température corporelle.
Les vêtements :
des vêtements souples laissant libre le jeu articulaire,
telle est la première mesure à prendre.
L’air est un excellent isolent et les vêtements
emprisonnant un matelas d’air sont les plus chauds. Il faut
aussi soigneusement couvrir les membres et surtout les
extrémités. Faute de cette protection, les
vaisseaux de la peau se spasment et perdent leur
réactivité.
L’hydrothérapie :
elle nous fournit des soins particulièrement
adaptés. Il faut que le corps soit
réchauffé et que la peau elle même soit
chaude. La douche fraîche est le moyen le plus simple et le
plus efficace. Après la douche chaude habituelle, la douche
froide doit commencer par la plante des pieds, puis remonter le long
des jambes jusqu’au bas ventre, continuer par les mains, les
bras, le thorax et enfin le visage. On ne douchera pas les cheveux que
si on a la possibilité de bien les sécher
ensuite. Au début, cette douche fraîche se
limitera à de l’eau à peine
tiède et à la plante des pieds pendant quelques
secondes. De jour en jour, l’eau sera plus fraîche,
la surface douchée plus grande et le temps
d’application plus long, sans dépasser une
à deux minutes. La régularité
journalière de cette douche est le meilleur garant de son
efficacité, tant sur la frilosité que sur la
santé générale.
Les frictions à la serviette de toilette
légèrement humide:
après la douche fraîche, elles viennent accentuer
les effets.
Il peut paraître paradoxale de proposer aux frileux une
hydrothérapie froide, pourtant chacun pourra se rendre
compte rapidement que cette pratique n’est pas
désagréable. Elle procure au contraire dans les
minutes qui suivent une très agréable sensation
de chaleur et pour toute la journée une sensation de
bien-être.
L’exercice physique dans les limites de ses aptitudes, mais
si possible jusqu’à la transpiration, est
également le moyen d’exercer les vaisseaux
à se dilater et à s’adapter.
Frilosité = Déminéralisation
La frilosité est un signe de
déminéralisation, souvent rencontré
à la suite d’un surmenage intellectuel. Dans cette
optique, nous conseillons :
L’exposition au soleil, surtout à la
demi-saison à l’automne pour faire des
réserves de vitamines D ; au printemps parce que ces
réserves sont épuisées ;
La prise de prêle sous forme de poudre et
la consommation d’huile de pépins de courge.
Autres insuffisances
Tout ce qui tend à amoindrir les échanges au
niveau des tissus : anémie, insuffisance circulatoire,
insuffisance cardiaque, insuffisance respiratoire, ou simplement
vieillissement occasionne de la frilosité. Pour toutes les
personnes sur les épaules desquelles s’amoncellent
tricots, chemises, sous-pulls, gilets…, la gymnastique
vasculaire proposé ci-dessus reste de mise, mais
à plus petite échelle, sous forme soit de bains
de pieds chauds terminés par du frais quelques secondes,
soit de lotions au gant trempé dans de l’eau
chaude et essoré puis appliqué rapidement sur
tout ou partie du corps.
Conclusion
Reflet de notre vitalité, notre capacité
à lutter contre le froid peut être exercer dans le
cours de notre vie journalière sans brusquerie ni rigueur ni
moyens coûteux. Ainsi entretenue, elle devient le support
d’un renouveau de vigueur de l’esprit qui nous
préparent à mieux affronter les froidures de la
vie.