Toutes les affections généralisées ou
localisées dues à des champignons microscopiques
sont nommés «
mycoses
». Ces champignons parasites sont intermédiaires
entre les végétaux et les bactéries.
Ils appartiennent principalement au genre
candida,
aspergillus,
trichophyton,
microsporum, etc.
Deux grandes groupes
On peut distinguer deux grands groupes de mycoses :
- Les mycoses profondes, ou mycoses
viscérales.
- Les mycoses épidermiques, ou
mycoses superficielles.
De plus en plus fréquentes au cours de ces
dernières années, elles ont une place importante
parmi l’ensemble des dermatoses. Ces mycoses
cutanées peuvent se trouver :
1) sur une peau glabre ;
2) dans les régions pileuses
(barbe, moustache) ;
3) sur
le
cuir chevelu (la mycose est alors appelée
volontiers teigne) ;
4) dans les plis de la peau (aux
aisselles, aux aines, sur le pubis et envahissant parfois
l’abdomen, les fesses et les cuisses) ;
5) sur les muqueuses (de la bouche :
muguet et génitales : vulvo-vaginite chez la femme et
balanoposthite chez l’homme) ;
6) entre les orteils :
l’extension des lésions se fait vers le dos et la
plante du pied ; des lésions secondaires peuvent
apparaître à distance, soit sur les membres
inférieurs, soit aux mains ;
7) sur les ongles : les plus souvent
atteints sont ceux des pouces et des premiers orteils.
Causes
(pourquoi ces champignons deviennent pathogènes)
- Certaines thérapeutiques
entraînant une modification du terrain (antibiotiques,
corticoïdes, antidépresseurs, oestro-progestatifs) ;
- Une alimentation
industrialisée, avec pour corollaire une
dégradation de la flore intestinale ;
- L’insuffisance
d’aération et d’ensoleillement de la
peau ;
- Le port de vêtements en
fibres synthétiques ;
- Un prédiabète ou
un diabète
Diagnostic
Le médecin, généraliste, dermatologue
ou gynécologue, pose le plus souvent le diagnostic de mycose
sur le seul aspect clinique. Il peut être amené
à demander des examens de laboratoire pour des cas douteux.
Pour certaines localisations profondes, des problèmes de
prélèvement se posent parfois.
Chez la femme, lorsque la mycose siège au niveau de la
vulve, du vagin et même parfois de l’anus, elle se
présente sous forme de filaments blanchâtres. Des
démangeaisons très souvent insupportables
amènent la patiente à consulter sans tarder son
gynécologue. Chez l’homme, la mycose
siège au niveau de la muqueuse du gland et du
prépuce. Rougeurs et démangeaisons incitent
également à la consultation.
Traitement général
En premier lieu, il faut réaliser un drainage efficace de
l’organisme entier. Il se fera par
l’intermédiaire des émonctoires
naturels : le foie, l’intestin, les reins. Il faudra
surveiller son alimentation, éliminer de celle-ci la
charcuterie, les abats, les graisses animales, les épices,
le thé, le café, les boissons alcooliques, les
sucreries sous toutes leurs formes, et donner la
préférence aux légumes et aux fruits
(faire des cures de jus de fruits et de jus de légumes).
-
Argile verte ou
blanche fine, en cure de trois semaines par mois : mettre le
soir à tremper dans ½ verre d’eau
froide 1 cuillérée à café
d’argile, boire le lendemain matin à jeun
(Lorsqu’on est amené à boire de
l’argile par voie orale, quelques règles de
prudence s’imposent si l’on a tendance à
la constipation. Dans ce cas, il est conseillé, le matin, de
ne boire que de l’eau, sans remuer, et de jeter le fond).
-
Eau de mer : 2
ampoules par jour
-
Pollen : 1
cuillérée à café chaque
matin avant le petit déjeuner ; le mâcher
longuement (en magasins de produits de régime).
-
Oligo-éléments
:
Sélénium (sous forme de
granions) : 2 ampoules par jour pendant six semaines, à
garder deux à trois minutes sous la langue, loin des repas ;
Cuivre-or-argent : au réveil,
à alterner avec Manganèse-cuivre (1 dose)
Soufre : 1 dose le soir au coucher, 1 jour sur 2 ;
Magnésium : 2 ampoules chaque jour, vers
11 heures.
La propolis, enfin, si l’on est
très motivé. Elle sera
mâchée longuement (en granule : 1 le matin, 1
l’après-midi loin des repas ; en capsule : 2 par
jour – en magasins de produits de régime).
Phytothérapie : toujours dans le but de
drainer l’organisme, on pourra boire 4 ou 5 tasses par jour
de la préparation suivante :
20g de chaque :
- fleurs de bourrache
- fleurs de lavande
- fleurs de pensées sauvages
- fleurs de noyer
- feuilles de fumeterre
- feuilles de plantain
Mettre 4 cuillérée à soupe du
mélange par tasse d’eau bouillante et infuser 10
minutes.
Ces plantes ont entre autres des propriétés
antifongiques, anti-inflammatoires, anti-allergique, anti-septiques et
cicatrisantes.
Traitements locaux
Les mycoses des pieds
- Hygiène rigoureuse, lavage
fréquent.
- Supprimer le port des chaussures en
fibres synthétiques.
- Séparer les orteils les uns
des autres par une épaisseur suffisante de gaze. Sans cette
précaution, les soins resteront sans effet.
- Badigeonnage deux fois par jour avec de
l’alcool iodé à 2% ou avec un
mélange en parties égales à 10%, dans
une huile d’amande douce, d’Huiles Essentielles de
lavande, de thym, de myrrhe.
- Bains ou enveloppements avec une
solution aqueuse de permanganate de potassium. Le soir au coucher,
après un lavage soigneux de la partie atteinte, appliquer la
préparation suivante pendant plusieurs mois afin
d’éviter une récidive toujours possible
: 1g de thymol et 20g d’acide borique pour 100g du
mélange officinal d’oxyde de zinc et de talc.
Tapis de bain et caillebotis doivent être enlevés.
Il faut désinfecter les chaussures aux vapeurs de formaline.
Les mycoses de
l’ongle
Matin et soir, faire tremper ses doigts quelques minutes dans une eau
additionnée de 5 gouttes d’H.E.* de lavande
(l’essence de lavande est très efficace dans le
cas d’une mycose de la matrice de l’ongle) et 5
gouttes d’H.E. de thym ; essuyer puis mettre sur la lunule de
l’ongle 2 gouttes de l’une des
préparations suivantes, à appliquer deux fois par
jour :
- H.E. de cyprès : aa 2g
- H.E. de thym : aa 2g
- H.E. de girofle : aa 2 gr
- Alcool à 90°
Ou
- T.M.* de myrtille : 3g
- H.E. de cannelle : 10g
- Lanoline ou vaseline : 15g
Les mycoses vaginales
Leur fréquence double tous les cinq ans. Sur 100.000
patientes incommodées par ce genre d’infection, on
note 50% de récidives. Les facteurs favorisant
celles-ci sont : des traitements de courte durée, des
traitements uniquement locaux, une recontamination par un foyer
resté actif (une mycose intestinale, un partenaire
apparemment sain mais porteur de candida albicans). Il est donc
important de soigner en même temps que la patiente son
partenaire, qui peut être un «
porteur
sain ». en plus du traitement
général, qui sera suivi avec application et
constance, un traitement local et d’assez longue
durée sera prescrit par le gynécologue :
- Mettre en place une ovule chaque soir
(prescription médicale).
- Hygiène locale biquotidienne
avec des produits à base de borate de sodium. Attention !
pas de savons liquides acides. En revanche, des bains de
siège faits de décoctions de feuilles de sauge et
de buchu sont conseillés. Il ne faut pas craindre
d’y rester longtemps (15 à 20mn). Pour un bidet :
mettre 2 cuillérées à soupe de sauge
ou de buchu dans 1l d’eau, faire bouillir deux minutes,
infuser quinze minutes, passer, puis mélanger à
l’eau du bain de siège. Avec ces
décoctions, on peut également procéder
à des irrigations vaginales. Là aussi il faut
laver longtemps et beaucoup, mais attention à ne pas se
réinfecter à l’aide de la canule ou de
la poire vaginale : elle devra être lavée
soigneusement après chaque usage et mise à
tremper longuement dans de l’eau de javel.
- Un aromatogramme pourra être
pratiqué si l’on souhaite faire
préparer des ovules à bases d’huiles
essentielles. Consulter alors un médecin pratiquant
l’aromathérapie.
- Choisir des sous-vêtements en
coton, éviter pour un temps le port des collants ou des
pantalons : ces derniers, difficiles à aseptiser, restent
porteurs de spores et favorisent ainsi les récidives. Pour
éviter la contagion par le linge, il sera prudent
d’utiliser de l’eau de javel pour le lavage de
celui-ci. Pour les collants et autres vêtements qui ne
peuvent ni bouillir ni être javellisés, on
emploiera dans la dernière eau de rinçage du
bicarbonate de soude.
Les personnes ayant présentées une candidose
vaginale restent, même après guérison,
plus sujettes que d’autres à une candidose
ultérieure. Les mycoses apparaissent toujours sur un terrain
particulier, aux défenses immunitaires affaiblies. Il
conviendra d’avoir recours à des plantes ayant une
action antimycosique, cicatrisante et de drainage pour obtenir une
complète guérison.
* H.E.(Huile Essentielle)
* T.M.(Teinture Mère)